fr UNE JOURNÉE AVEC PIERRE BOULOT

No 28 – Hiver 2021

CLINIQUE BOIS-CERF

UNE NOUVELLE FILIÈRE DÉDIÉE AUX URGENCES ORTHOPÉDIQUES

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URGENCES ORTHOPÉDIQUES

TROIS QUESTIONS AU DOCTEUR FRANCK DEVOS

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VISITE GUIDÉE

COMMENT SE DÉROULE VOTRE PRISE EN CHARGE ?

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PRÉVENTION

SENIORS : SE PROTÉGER CONTRE LES CHUTES

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COMMENT ÇA MARCHE ?

QUAND ÇA FAIT CRAC…

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MÉDECINE DU SPORT

CONSEILS POUR SE PRÉPARER AUX PLAISIRS DE LA GLISSE

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PROF. DR. MED. THOMAS SAUTER, MME

« L’INTRODUCTION DE LA TÉLÉMÉDECINE DOIT S’ACCOMPAGNER DE RECHERCHES UNIVERSITAIRES »

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MÉTIER

UNE JOURNÉE AVEC PIERRE BOULOT

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MÉTIER

UNE JOURNÉE AVEC PIERRE BOULOT

DE SWISS CARE AMBULANCES

SWISS CARE AMBULANCES, CE SONT TREIZE COLLABORATEURS, TROIS AMBULANCES ET UN SECTEUR D’INTERVENTION COMPRIS ENTRE LAUSANNE ET LA RIVIERA VAUDOISE. EN TANT QU’AMBULANCIER ET DIRECTEUR DU SERVICE, PIERRE BOULOT FAIT DES JOURNÉES QUI COMPTENT DOUBLE.

6h45. Pierre Boulot arrive à la centrale d’ambulances, à Forel (Lavaux). L’équipe de jour prend son service à 7h, tandis que l’équipe de nuit s’en va, après avoir échangé sur les points particuliers rencontrés durant sa garde. Pour s’annoncer comme « opérationnel » et recevoir des missions du 144, il faut envoyer un e-mail de disponibilité en mentionnant qui est opérationnel et pour quelle durée. Les transferts interhôpitaux sont aussi du ressort du service.

 

10h. En moyenne, deux missions ont déjà été effectuées à cette heure de la matinée. Les interventions se font en binôme : un ambulancier diplômé, responsable de la conduite de l’opération, assisté d’un technicien ambulancier (ou infirmier spécialisé en soins d’urgences), qui conduit le véhicule et assure la partie technique de l’intervention. Bien qu’aucune journée ne ressemble à une autre, certaines tâches sont quotidiennes, comme la désinfection du véhicule et le contrôle des appareils embarqués. D’autres tâches d’entretien sont planifiées et réparties sur la semaine, comme le nettoyage de la centrale. Ces travaux peuvent être interrompus à tout moment par une alarme du 144. Courant 2020, une mission sur trois concernait un cas de Covid-19.

 

12h. À midi, généralement, les missions s’enchaînent, contraignant les ambulanciers à manger sur le pouce. Parfois – rarement –, les équipes peuvent rentrer à la centrale pour prendre leur pause. L’endroit est un véritable lieu de vie : on y mange, on y travaille, on y décompresse et, parfois même, on y dort.

 

14h. Lors de la prise en charge du patient, le choix de l’hôpital de destination se fait au cas par cas. S’il s’agit d’une urgence vitale, le patient est amené au CHUV. Dans les autres cas, il peut être conduit vers l’établissement public ou privé de son choix, ou simplement à l’hôpital le plus proche. Bon nombre de patients plébiscitent les cliniques Bois-Cerf et Cecil pour l’excellence des prises en charge et pour leur qualité hôtelière.

 

16h. Chaque équipe effectue en moyenne six interventions par jour, dont environ 10% sont à caractère instable (ce qui veut dire que les signes vitaux du patient montrent des anomalies). La majorité des patients nécessitent des soins sur place (antalgie, oxygénothérapie, réhydratation, etc.). Et tous bénéficient de l’empathie et de la bienveillance qui caractérisent les professionnels du préhospitalier. Après chaque mission, un rapport d’intervention est rempli à l’intention de l’hôpital de destination et de la santé publique. Les ambulanciers étant les premiers témoins au domicile du patient, ils détiennent des informations cruciales pour la suite de sa prise en charge : évolution de son état, gestes effectués, mais aussi salubrité du domicile, accessibilité du logement, présence ou non de la famille ou d’un entourage aidant, etc.

 

18h. Retour à la centrale. Les appels au 144 diminuent, ce qui permet à Pierre Boulot et à ses collaborateurs de terminer leurs rapports, de remettre en ordre leurs véhicules et de faire le plein d’essence pour l’équipe de nuit qui prendra le relais.

 

19h. Fin de la journée pour l’équipe de jour. Les ambulanciers font généralement un tournus de quatre journées de 12 heures de travail et quatre jours de congé, ce qui permet d’éviter les épuisements et de garantir une bonne récupération. Mais pour Pierre Boulot, à 19h, ce n’est que la fin de sa journée d’ambulancier : en tant que responsable d’exploitation, il doit encore assurer diverses tâches administratives.

 

22h. Pierre Boulot termine enfin sa journée de travail et rentre chez lui pour quelques heures de repos. Son épouse et ses trois enfants dorment déjà.

LEILA KLOUCHE

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