No 26 – Printemps 2020

ACCOUCHER À LA CLINIQUE CECIL

UNE JEUNE MAMAN PARTAGE SON EXPÉRIENCE

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PROFESSION SAGE-FEMME

LE BIEN-ÊTRE DES MAMANS ET DES BÉBÉS AVANT TOUT

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FERTILITÉ

PROCRÉATION MÉDICALEMENT ASSISTÉE 2.0

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PATERNITÉ

«J’AI L’HABITUDE DE JONGLER AVEC MON EMPLOI DU TEMPS»

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ÉLECTROPHYSIOLOGIE

COMMENT ÇA MARCHE?

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FONDATION

UNE CHANCE, UN CŒUR

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NEWS

LES ACTUALITÉS DES CLINIQUES BOIS-CERF ET CECIL

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L’INVITÉ

FONDATION

UNE CHANCE, UN CŒUR

 

SOUTENUE PAR LA CLINIQUE CECIL, LA FONDATION «UNE CHANCE, UN CŒUR» A POUR OBJECTIF PRINCIPAL DE COORDONNER LA PRISE EN CHARGE CHIRURGICALE ET MÉDICALE DE JEUNES PATIENTS VENANT DE PAYS DÉFAVORISÉS. EXPLICATIONS AVEC LE PROFESSEUR JEAN-JACQUES GOY, À L’ORIGINE DE CETTE BELLE INITIATIVE.

Quel est le but de la fondation?

L’objectif principal de la fondation est de coordonner la prise en charge médicale et chirurgicale de jeunes patients souffrant d’affections cardiaques menaçant leur pronostic vital, et qui ne peuvent pas être soignés dans leur pays d’origine ou par une autre ONG. Ces jeunes ont généralement entre 15 et 25 ans. Une chance, un cœur s’intéresse en effet à ceux qui n’ont pas pu bénéficier de l’aide d’une ONG durant leur enfance et qui, faute d’intervention, se trouvent invalides au sortir de l’adolescence.

Notons que la fondation a également pris en charge quelques patients adressés par Terre des hommes, notamment pour des affections oculaires sévères ou suite à de graves blessures causées par des mines antipersonnel.

 

Comment les interventions sont-elles financées?

La contribution de la fondation à la prise en charge d’un patient en Suisse est de 15 000 francs. Les chirurgiens et les médecins interviennent tous bénévolement. Une convention conclue avec la Clinique Cecil permet de traiter en moyenne sept malades par an en cardiologie interventionnelle et en chirurgie cardiovasculaire. Soit, au total, avec les patients soignés en ambulatoire, une vingtaine de jeunes patients par année. Dans ce cadre, la clinique met à disposition ses appareils d’examen et son bloc opératoire, et prend à sa charge 50% des frais d’hospitalisation. Grâce à la contribution des fabricants, la fondation obtient en outre le matériel médical consommable nécessaire à chaque traitement. La fondation fait enfin appel aux dons, notamment en activant ses réseaux ou en organisant des repas de soutien.

 

Comment les patients sont-ils pris en charge?

Les patients sont essentiellement originaires d’Afrique. La fondation dispose de nombreux relais locaux, médecins ou autres associations humanitaires. L’équipe médicale d’Une chance, un cœur examine les dossiers pour décider de faire venir, ou non, un jeune afin de l’opérer. Sont ainsi privilégiés les patients qui ont le plus de chances de retrouver une vie normale. L’équipe médiale s’assure également que ces jeunes disposeront d’un relais dans leur pays d’origine où ils pourront être correctement suivis. Après l’opération à Lausanne, les convalescents sont souvent accueillis au sein de l’école Chantemerle, à Blonay, où ils sont logés et scolarisés gratuitement avant leur retour chez eux.

Une convention a par ailleurs été signée avec l’hôpital de Fann à Dakar, et certaines opérations ont désormais lieu sur place. Les cas sont discutés avec l’équipe médicale de la fondation, qui finance en outre ces interventions à hauteur de 5000 euros. Plusieurs patients sont désormais opérés chaque année à Dakar, où l’hôpital de Fann est en passe de devenir un véritable établissement de référence en Afrique pour le traitement des pathologies cardiaques.

 

www.chancecoeur.ch

 

ÉLODIE MAÎTRE-ARNAUD

BOUREIMA OUEDRAOGO

«JE SUIS GUÉRI»

 

SOUFFRANT D’UNE STÉNOSE MITRALE* DEPUIS SON ADOLESCENCE, BOUREIMA OUEDRAOGO A ÉTÉ OPÉRÉ EN SUISSE EN 2018 PAR LE DOCTEUR GREGORY KHATCHATOUROV. IL EST RETOURNÉ À UNE VIE NORMALE CHEZ LUI, AU BURKINA FASO.

«On m’a diagnostiqué un problème de cœur à 17 ans quand j’étais au collège. J’étais toujours très essoufflé quand je faisais du sport ou que j’étais dans des espaces confinés. J’avais souvent de fortes palpitations. Le médecin que j’ai consulté m’a envoyé chez un cardiologue, que j’ai vu ensuite tous les deux mois. Il se trouvait à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, à 160km d’où je vis. Il m’a prescrit des médicaments qui me permettaient de vivre mieux, mais qui ne pouvaient pas guérir mon problème de valve. Mon cœur fonctionnait de moins en moins bien, ce qui expliquait que j’étais tout le temps essoufflé. C’est un problème qui empire avec le temps, je devais donc absolument me faire opérer. Mais c’était impossible au Burkina Faso.

 

Grâce à la Fondation Sentinelles, je suis venu en Suisse en 2008 pour une première intervention. Le Prof. Jean-Jacques Goy, spécialiste en cardiologie, a fait une angioplastie de ma valve. Après cette opération, j’ai continué à être contrôlé régulièrement au Burkina Faso. Malheureusement, dix ans plus tard, j’ai dû revenir en Suisse pour que l’on remplace ma valve défectueuse par une valve artificielle.

 

Je suis arrivé mi-novembre 2018 en Suisse. Bernadette, de la Fondation Une chance, un cœur, était toujours avec moi pour m’accompagner à chaque contrôle pour préparer l’intervention. J’ai d’abord passé quelques jours à Blonay, à l’école Chantemerle, avant d’aller me faire opérer à la Clinique Cecil par le Dr Gregory Khatchatourov, spécialiste en chirurgie cardiaque et vasculaire thoracique. C’était le 30 novembre. J’avais 30 ans. Je suis resté hospitalisé deux semaines, puis je suis retourné à Blonay pour me reposer avant de rentrer chez moi. Au début, j’avais très mal dès que je bougeais, parce qu’on m’avait ouvert au niveau du thorax. J’avais de la peine à me tenir debout, mais je me suis rapidement senti mieux et j’ai pu prendre l’avion tout seul pour rentrer chez moi, après un séjour d’un mois en Suisse.

 

Aujourd’hui, grâce à la Fondation Une chance, un cœur – et particulièrement au Dr Khatchatourov et au Prof. Goy –, je vais très bien. Je vais chez le médecin une fois par mois pour contrôler la fluidité de mon sang, car je prends des anticoagulants, mais, à part ça, je vis tout à fait normalement. Depuis
le 26 janvier 2019, je suis papa et je suis heureux car je peux tout faire avec mon fils. La seule règle que je dois suivre est de me reposer quand je me sens fatigué, mais je peux dire que je suis guéri!»

 

*La sténose mitrale – ou rétrécissement de la valve mitrale – compromet la circulation normale du sang de l’oreillette gauche vers le ventricule gauche du cœur.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR MÉLANIE BLANC

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Vous pouvez faire un don sur le compte suivant:

Bénéficiaire Fondation Une chance, un cœur

c/o Gregory Khatchatourov
Chemin des Croix-Rouges 5
1007 Lausanne

 

Banque

Raiffeisen Lausanne-Haute-Broye-Jorat
société coopérative, Agence Lausanne,
Voie du Chariot 7 – 1003 Lausanne

SWIFT-BIC RAIFCH22

IBAN CH25 8045 1000 0073 6205 3