No 25 – Automne 2019

BIEN SE NOURRIR POUR MIEUX GUÉRIR

LA DIÉTÉTIQUE À LA CLINIQUE

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RÉGIME CÉTOGÈNE

LA GRAISSE EN LIGNE DE MIRE

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LA PAROLE AUX EXPERTS

LE SPORT, BON DE LA TÊTE AUX PIEDS

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SPORT DE COMPÉTITION

LES NOUVEAUX RÉGIMES ALIMENTAIRES

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ROBOT DA VINCI

COMMENT ÇA MARCHE?

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GIL ROMAN

«LA DANSE EST AUSSI LE PLAISIR DE LA CONSCIENCE DU CORPS»

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LA PAROLE AUX EXPERTS

LE SPORT, BON  DE LA TÊTE AUX PIEDS

«LE SPORT, C’EST BON POUR LA SANTÉ.» MAIS QUE SE PASSE-T-IL PRÉCISÉMENT DANS NOTRE CORPS LORSQUE NOUS FAISONS UN EFFORT PHYSIQUE? LES DOCTEURS VINCENT CHOLLET ET STÉPHANE BORLOZ, SPÉCIALISTES EN MÉDECINE PHYSIQUE ET RÉADAPTATION, NOUS AIDENT À Y VOIR PLUS CLAIR.

LE CERVEAU

L’effort physique augmente l’activité cardiaque et donc le débit sanguin. Il entraîne aussi une diminution du taux de cholestérol et du risque d’hypertension artérielle. Les dégâts dans les petits vaisseaux des différents organes, dont le cerveau, sont ainsi atténués. La limitation de ces microlésions, couplée à l’augmentation de l’activité cérébrale grâce au sport, entraîne une diminution du risque de démence. Sans oublier que pendant l’activité physique, le cerveau sécrète de l’endorphine, une hormone bénéfique pour l’humeur sur le long terme (mais qui peut également entraîner une dépendance à l’effort !).

 

LES MUSCLES

«La fonction crée l’organe»: si on utilise un muscle, il se développe! Au fil de l’entraînement sportif, il va ainsi grossir, mais surtout mieux fonctionner. Dans un premier temps, l’activité physique «détruit» le muscle en créant des microlésions qui entraînent des microinflammations. Le temps de repos suite à l’effort est alors primordial; c’est lui qui permet au muscle de se reconstruire et de se renforcer. La progressivité de l’entraînement est également essentielle: si la stimulation du muscle est trop forte, des douleurs se font ressentir, témoignant d’une tendinopathie ou d’une lésion musculaire. Un repos sportif prolongé, néfaste à la progression, est alors nécessaire.

 

LE MÉTABOLISME

Afin de fonctionner, les muscles ont besoin d’énergie. Celle-ci provient des lipides et des glucides, présents en quantité suffisante dans le corps pour pratiquer une activité physique d’intensité modérée sans avoir besoin d’un apport énergétique supplémentaire. En faisant du sport, on augmente par ailleurs sa sensibilité à l’insuline, une hormone sécrétée pour faire « entrer» le sucre dans les cellules. Le sport contribue ainsi à diminuer le risque de diabète de type 2. La pratique d’une activité physique peut également ermettre aux personnes atteintes de diabète de type 1 de diminuer la dose d’insuline qu’elles doivent s’injecter, en augmentant son efficacité.

 

LE CŒUR

Quand le corps est en activité, le sang doit apporter davantage d’oxygène en périphérie et éliminer les déchets produits par les muscles, comme le CO2 ou l’acide lactique. Afin de gagner en efficacité, la taille des cavités et l’épaisseur de la paroi du cœur des sportifs augmentent, ce qui lui permet de chasser plus de sang à chaque battement. C’est pourquoi les pulsations cardiaques des sportifs ont tendance à être plus basses au repos et pour un effort donné que celles des personnes sédentaires ; cela explique aussi le fait que l’effort ressenti par les sportifs est moindre. L’entraînement agit en outre sur tous les facteurs de risque cardiovasculaire non héréditaires. Il permet de diminuer la sédentarité, de faire baisser la tension artérielle, le risque de diabète de type 2 et le mauvais cholestérol.

 

LES OS

La densité osseuse s’acquiert au cours des vingt premières années de la vie. Reste ensuite à maintenir ce capital osseux le plus longtemps possible ! L’activité physique permet de freiner la perte inexorable de ce capital. En faisant du sport, on impose en effet des impacts répétés au corps, entraînant des microlésions des travées osseuses. De la même façon que les muscles, les os des sportifs se reconstruisent et se renforcent afin de résister à des impacts plus importants.

 

LE CÔLON

Faire du sport augmente le péristaltisme intestinal (les contractions musculaires permettant la progression de contenu de l’intestin). Une personne active a ainsi tendance à être moins constipée qu’une personne sédentaire. L’augmentation de la vitesse de transit a l’avantage de diminuer le temps d’exposition du côlon aux éventuelles substances alimentaires cancérigènes. Des études ont ainsi montré une réduction du risque de cancer du côlon jusqu’à 50% chez les individus pratiquant régulièrement une activité sportive. 

 

PROPOS RECUEILLIS PAR MÉLANIE BLANC

UNE QUESTION DE DOSAGE

 

Il est recommandé de faire au moins deux heures et demie d’activité physique par semaine, sous forme d’activités quotidiennes ou de sport d’intensité moyenne à soutenue, ou de séances d’un quart d’heure de sport ou d’activité physique d’intensité élevée. Il est également conseillé d’ajouter à cela des activités de renforcement musculaire général, deux fois par semaine.

Cela vous paraît énorme? «L’objectif, c’est de bouger et d’inclure cette activité physique dans les activités de la vie quotidienne (prendre les escaliers, marcher ou utiliser le vélo plutôt que prendre la voiture ou le bus, etc.)», précisent les Drs Chollet et Borloz. «Le plus important étant de s’activer de façon régulière durant la semaine plutôt que tout donner le week-end et de ne rien faire le reste du temps.» En matière de santé, la régularité de l’effort physique est en effet beaucoup plus importante que l’intensité. Une activité physique isolée ou irrégulière n’apporte que peu de bénéfices.