No 26 – Printemps 2020

ACCOUCHER À LA CLINIQUE CECIL

UNE JEUNE MAMAN PARTAGE SON EXPÉRIENCE

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PROFESSION SAGE-FEMME

LE BIEN-ÊTRE DES MAMANS ET DES BÉBÉS AVANT TOUT

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FERTILITÉ

PROCRÉATION MÉDICALEMENT ASSISTÉE 2.0

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PATERNITÉ

«J’AI L’HABITUDE DE JONGLER AVEC MON EMPLOI DU TEMPS»

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ÉLECTROPHYSIOLOGIE

COMMENT ÇA MARCHE?

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FONDATION

UNE CHANCE, UN CŒUR

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NEWS

LES ACTUALITÉS DES CLINIQUES BOIS-CERF ET CECIL

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FOCUS

PROFESSION SAGE-FEMME

LE BIEN-ÊTRE DES MAMANS ET DES BÉBÉS AVANT TOUT

Emilie Belot, sage-femme et Julien Toulet, premier sage-femme de la maternité de la Clinique Cecil.

Avec 22 lits et près de 500 naissances par année, la taille et l’organisation de la maternité de la Clinique Cecil permettent d’assurer un service personnalisé et de très haute qualité pour toutes les jeunes mamans qui y séjournent. Julien Toulet, premier sage-femme de la maternité de la Clinique Cecil, et sa collègue Émilie Belot se sont occupés de Morgane lors de son deuxième accouchement. Des sages-femmes qui jouent un rôle essentiel durant la grossesse, l’accouchement et les premiers jours de la vie d’un enfant.

 

Quand rencontrez-vous les futures mamans pour la première fois?

Émilie La plupart du temps, nos patientes suivent les cours de préparation à l’accouchement proposés par la Clinique Cecil. Certaines peuvent également être envoyées par leur gynécologue pour faire des examens durant leur grossesse, monitorer le cœur du bébé par exemple. Mais nous les rencontrons parfois pour la première fois le jour même de l’accouchement.

 

Durant l’accouchement, quelle est la place de la sage-femme par rapport au gynécologue?

Julien C’est une sage-femme qui accueille la patiente à la clinique. Nous réalisons ensuite le suivi du travail, en lien avec le gynécologue, que nous appelons lorsque l’accouchement est imminent. Le gynécologue assiste toujours à l’accouchement afin d’assurer, si besoin, les gestes techniques comme l’utilisation de ventouses ou de forceps, ou afin de faire une césarienne.

Émilie Si l’accouchement se déroule sans complication, nous jouissons d’une grande autonomie. Nous guidons les patientes pour que tout se passe au mieux. Toutes les décisions importantes sont prises à trois : le couple, le gynécologue et la sage-femme.

 

Chaque patiente qui accouche a-t-elle une sage-femme attitrée?

Émilie Non, mais si j’accueille des patients que j’ai suivis lors de la préparation à l’accouchement ou à l’occasion de contrôles prénataux, je vais faire en sorte de m’occuper d’eux. Nous essayons tous de travailler ainsi.

Julien Ce sont les mêmes sages-femmes qui officient en salle d’accouchement et dans le service maternité. Grâce à cette organisation et à nos horaires en deux fois douze heures, une femme peut ainsi être accouchée et suivie en postpartum par une seule et même sage-femme.

 

En quoi consiste votre travail pendant le séjour des jeunes mamans à la clinique?

Émilie Nous nous occupons de l’accompagnement de l’allaitement, si la maman a décidé de donner le sein à son enfant. Si elle ne le souhaite pas ou ne le peut pas, nous expliquons le dosage et la fréquence des biberons. Nous leur apprenons également comment changer leur bébé, lui donner son bain et les autres soins nécessaires. Nous nous assurons que le bébé est en bonne santé et que la maman est autonome et à l’aise avec son nouveau-né au moment de quitter la clinique.

Julien C’est aussi très important d’accompagner les patientes dans l’interaction avec leur bébé. On pense souvent que l’on va aimer son enfant dès le premier regard, mais certaines patientes ont besoin de quelques heures, voire de quelques jours, pour créer un lien, et c’est parfaitement normal. Notre rôle est de les soutenir psychologiquement dans ces moments-là. 

 

Quelle place accordez-vous aux pères?

Julien Depuis quelque temps, je propose des moments d’échange entre pères à ceux qui le souhaitent. Je sens les hommes tiraillés entre une volonté d’être des pères «modernes», très investis dans la vie de leur bébé, et le peu de temps dont ils disposent. Le congé paternité est en effet très court.

Émilie Si les mamans sont en chambre privée, nous mettons un lit à la disposition des papas afin qu’ils puissent rester à la clinique autant qu’ils le souhaitent.

Julien Nous leur conseillons souvent de ne pas dormir ici toutes les nuits, afin qu’ils soient les plus reposés possible pour accueillir leur compagne et leur bébé lorsqu’ils sortent de la clinique. C’est à ce moment-là que la famille va vraiment se créer!

 

PROPOS RECUEILLIS PAR MÉLANIE BLANC