No 27 – Automne 2020

COVID-19

COMMENT LES CLINIQUES ONT-ELLES FAIT FACE ?

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CELLULE SANITAIRE VAUDOISE DE CRISE

« LES ÉTABLISSEMENTS HOSPITALIERS SONT PRÊTS À REMONTER EN PUISSANCE EN CAS DE BESOIN »

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CELLULE SANITAIRE VAUDOISE DE CRISE

TÉMOIGNAGES DE DEUX INFIRMIERS AU CŒUR DE LA CRISE

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MALADIES OSSEUSES

« LE BUT DE LA PRISE EN CHARGE EST DE RÉDUIRE LE RISQUE DE FRACTURE »

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LA CLINIQUE CECIL OPTIMISE SES ACTIVITÉS DE CARDIOLOGIE INTERVENTIONNELLE

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RÉALITÉ VIRTUELLE

LA DOULEUR ET L’ANXIÉTÉ EN LIGNE DE MIRE

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NOUVELLE COMPÉTENCE

LA CHIRURGIE PÉDIATRIQUE À LA CLINIQUE BOIS-CERF

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LE SERVICE MÉNAGE DE LA CLINIQUE BOIS-CERF

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NEWS

LES ACTUALITÉS DES CLINIQUES BOIS-CERF ET CECIL

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CENTRES ET INSTITUTS

LA CLINIQUE CECIL OPTIMISE SES ACTIVITÉS DE CARDIOLOGIEINTERVENTIONNELLE

LA CLINIQUE CECIL A REGROUPÉ L’ENSEMBLE DES ACTIVITÉS DE CARDIOLOGIE INTERVENTIONNELLE ET D’ÉLECTROPHYSIOLOGIE DANS UNE AILE DE L’ÉTABLISSEMENT. VISITE GUIDÉE DE CE CENTRE DE POINTE AVEC LES PROFESSEURS ÉTIENNE DELACRÉTAZ ET STÉPHANE COOK, SPÉCIALISTES EN CARDIOLOGIE.

Après plusieurs mois de travaux, la Clinique Cecil inaugure son centre de cardiologie interventionnelle. Située au rez-de-chaussée de l’établissement, cette unité réunit trois salles d’intervention dotées d’un plateau technique complet, d’une salle de soins continus ambulatoires de 17 lits et d’une équipe d’infirmiers spécialisés. Une quinzaine de médecins spécialistes en cardiologie y traitent les patients et permettent à la clinique de proposer l’ensemble des traitements de cardiologie interventionnelle et d’électrophysiologie.

 

UNE PRISE EN CHARGE COMPLÈTE EN UN SEUL LIEU

Avant et après l’intervention, les patients sont pris en charge dans la nouvelle salle de soins continus ambulatoires. Les patients sont placés sous la surveillance de l’équipe du centre de cardiologie interventionnelle, supervisée par l’infirmière cheffe d’unité Amélie Goumaz. Si une grande partie des interventions ont lieu en ambulatoire, les cardiologues prennent en compte l’âge du patient, ses comorbidités et les risques liés à la complexité de l’intervention pour décider d’un éventuel séjour hospitalier dans une chambre à l’étage de la clinique.

« La configuration du centre de cardiologie interventionnelle est idéale », relève le Prof. Stéphane Cook. « Tous les cardiologues ont des besoins similaires et peuvent s’appuyer sur une même équipe prenant en charge les patients au même endroit. » Une équipe dont le Prof. Étienne Delacrétaz souligne les connaissances pointues, tant en matière de physiopathologie qu’en matière technique.

DES ÉQUIPEMENTS D’IMAGERIE DE POINTE

La scopie de la salle d’électrophysiologie a été complétée par la toute dernière version d’un appareil intégrant une visualisation tridimensionnelle et des analyses de signaux électriques encore plus rapides et précises. Des avancées significatives qui rendent les ablations de plus en plus sûres et efficaces.

Quant à la nouvelle imagerie équipant la salle de cathétérisme cardiaque, elle permet notamment de réaliser des imageries intravasculaires tridimensionnelles par ultrasons (IVUS) ou tomographies en cohérence optique (OCT), c’est à dire des images de la paroi de l’artère coronaire en très haute définition.

DE NOUVEAUX MOYENS TECHNIQUES

Afin de permettre une meilleure prise en charge des patients, l’établissement a réaménagé la salle d’électrophysiologie et la salle de cathétérisme cardiaque, en les dotant notamment de nouvelles imageries. Pour des raisons pratiques, la salle de radiologie interventionnelle, jusqu’alors intégrée au service de radiologie, a quant à elle été déplacée dans la nouvelle unité. Les trois salles sont dotées d’équipements technologiques de pointe, supports indispensables pour les interventions qui y sont pratiquées.

Rappelons que la Clinique Cecil dispose également d’un plateau technique permettant d’assurer des interventions de chirurgie cardiovasculaire. Elle comprend par ailleurs un service de soins intensifs reconnu par la Société suisse de médecine intensive et un centre de réadaptation cardiovasculaire.

 

ÉLODIE MAÎTRE-ARNAUD

LA CARDIOLOGIE INTERVENTIONNELLE EN BREF

 

Les traitements de cardiologie interventionnelle sont réalisés par voie percutanée, c’est-à-dire sans ouvrir le thorax du patient. Le cardiologue introduit un cathéter via une petite ouverture dans une artère et/ou une veine périphérique. Grâce à l’imagerie médicale, il dirige ce cathéter dans le corps du patient jusqu’à la zone du cœur à examiner ou à traiter. La radioscopie lui permet également de guider ses gestes pour pratiquer l’intervention.

Outre les examens diagnostiques – comme la coronographie et l’angiographie –, de nombreux actes thérapeutiques peuvent être réalisés de la sorte. Les cardiologues peuvent ainsi traiter certaines affections coronariennes susceptibles de provoquer une angine de poitrine ou un infarctus du myocarde. « On peut intervenir très rapidement en cas de syndromes coronariens aigus, ce qui permet d’augmenter considérablement les chances de survie du patient », précise le Prof. Stéphane Cook. La cardiologie interventionnelle permet également le traitement de certaines pathologies structurelles : correction des anomalies des cloisons du cœur ou remplacement de valves, entre autres.

Les troubles du rythme cardiaque peuvent eux aussi être traités de façon peu invasive grâce aux techniques d’électrophysiologie. Deux grands domaines d’activité relèvent de cette spécialité : le traitement des arythmies par ablation, d’une part, et les implantations d’appareils de type pacemaker, défibrillateur et système de resynchronisation, d’autre part. Ce sont des impulsions électriques spontanées qui provoquent les battements du cœur ; lorsque l’influx électrique est perturbé, les troubles du rythme s’installent. « Les traitements permettent d’améliorer très significativement la qualité de vie des patients ; ils constituent souvent une alternative à la prise à long terme de certains médicaments », ajoute le Prof. Étienne Delacrétaz.

Les interventions de cardiologie interventionnelle et d’électrophysiologie se font sous anesthésie locale ou générale, en fonction des situations (inconfort et/ou douleur, notamment).