fr «UNE SALLE D’OPÉRATION, C’EST UN PEU COMME LE COCKPIT D’UN AVION»

No 29 – Eté 2021

FOCUS

LES SPÉCIALISTES DU MÉDICAMENT

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COMMENT ÇA MARCHE ?

LES VACCINS À ARN MESSAGER

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ORL

ANOSMIE: QUAND L’ODORAT S’EN VA

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INTERVIEW

«LES ANOMALIES DE L’HÉMOGLOBINE SONT PARMI LES MALADIES GÉNÉTIQUES LES PLUS COURANTES»

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COMMUNICATION

BRISER LES TABOUS DE LA GROSSESSE

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LA PAROLE AUX EXPERTS

«L’ANTI-VACCINISME EXISTE DEPUIS LES PREMIERS VACCINS»

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TÉMOIGNAGE

«UNE SALLE D’OPÉRATION, C’EST UN PEU COMME LE COCKPIT D’UN AVION»

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NEWS

LES ACTUALITÉS DES CLINIQUES BOIS-CERF ET CECIL

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TÉMOIGNAGE

CLAUDE NICOLLIER

 

«UNE SALLE D’OPÉRATION, C’EST UN PEU COMME LE COCKPIT D’UN AVION»

HIRSLANDEN CLINIQUES BOIS-CERF ET CECIL OUVRENT CHAQUE ANNÉE LEURS PORTES À DES CENTAINES DE PATIENTS, METTANT LA QUALITÉ DE LEUR SAVOIR-FAIRE ET LEUR EXPERTISE AU SERVICE DE LEUR SANTÉ. TÉMOIGNAGE DE L’ASTROPHYSICIEN ET ASTRONAUTE VAUDOIS CLAUDE NICOLLIER, APRÈS SON SÉJOUR EN DÉBUT D’ANNÉE.

Claude Nicollier a retrouvé les chemins de l’EPFL et se sent d’attaque pour le «marathon» qui débute quelques jours plus tard. Responsable d’un cours de master intitulé «Space Mission Design and Operations», l’astronaute et astrophysicien devenu professeur verra ainsi défiler plus de 110 élèves durant cinq jours. Une mission qui aurait été inenvisageable il y a encore à peine quelques semaines. Après avoir ressenti des douleurs intenses à l’automne dernier, le scientifique a en effet dû subir une chirurgie du canal lombaire étroit (un rétrécissement du canal vertébral au niveau lombaire, dû à l’arthrose). L’opération a été réalisée par le Prof. Constantin Schizas, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l’appareil locomoteur à Hirslanden, cliniques Bois-Cerf et Cecil..

 

LE DIAGNOSTIC

Pendant le premier confinement, Claude Nicollier s’était fixé un objectif: marcher 10’000 pas par jour. Il l’atteint haut la main, avant que son corps lui dise stop début novembre 2020. «J’ai eu des douleurs dans les jambes. Je n’arrivais presque plus à marcher.» Son médecin généraliste l’envoie chez un spécialiste. Après une IRM, le Prof. Schizas pose le diagnostic: canal lombaire étroit. Un choc pour cet homme qui a suivi dans le passé un entraînement sportif intense pour être astronaute, et qui a eu la chance d’être toujours en bonne santé. L’opération est agendée pour le 11 janvier 2021.

 

L’OPÉRATION

Claude Nicollier est confiant, même s’il avoue que se faire opérer au niveau du dos, juste à côté des nerfs qui pilotent toute la partie basse du corps, a de quoi inquiéter. «Le Prof. Schizas est un des chirurgiens les plus compétents en Suisse pour ce type d’intervention. Il m’a détaillé tout le processus avec beaucoup de sérénité. Ça m’a mis en confiance.» Durant l’opération, le chirurgien orthopédique a choisi d’être assisté par un neurochirurgien de la clinique, le Docteur Olivier Vernet. «En salle d’opération, c’est un peu comme dans un avion de ligne : il y a le commandant et le copilote. S’il y a deux personnes à gérer plutôt qu’une seule, c’est toujours mieux en cas de problème!»

 

LE SÉJOUR POSTOPÉRATOIRE

Le Vaudois rêvait de ne plus ressentir aucune douleur en se réveillant après l’anesthésie générale. Son chirurgien le rassure: entre les hématomes et les épanchements de sang, cela peut prendre quelques semaines avant que les douleurs disparaissent. Le soir même, Claude Nicollier fait néanmoins ses premiers pas, puis marche plus longtemps le lendemain. L’astronaute passe quatre nuits à la Clinique Cecil. «J’ai été épaté par la qualité de l’établissement. L’accueil est extraordinaire, le personnel est gentil et extrêmement compétent. Sans oublier la vue sur le lac et des repas cinq étoiles.» Veuf et vivant seul, il serait volontiers resté un peu plus longtemps afin de profiter de tout cela encore quelques jours. «Je n’étais pas très pressé de rentrer chez moi pour préparer des œufs brouillés pour le repas du soir!»

 

LA SORTIE

Avant de quitter la clinique, on lui remet une brochure détaillant quelques exercices à faire pour aider à la récupération. Une fois qu’il est de retour chez lui, ses filles se relaient pour l’aider et, trois semaines plus tard, les douleurs disparaissent presque du jour au lendemain. Une aventure médicale qui a rendu cet homme de 77 ans encore plus philosophe. «Je fais tout pour rester en bonne santé, mais j’avance en âge et la probabilité que des problèmes médicaux surviennent augmente statistiquement. Je suis cependant tranquillisé par les compétences professionnelles des soignants et la qualité des soins apportés par une clinique comme Cecil, qui me font envisager avec sérénité les inévitables défis futurs sur le plan médical.»

 

MÉLANIE BLANC