No 27 – Automne 2020

COVID-19

COMMENT LES CLINIQUES ONT-ELLES FAIT FACE ?

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CELLULE SANITAIRE VAUDOISE DE CRISE

« LES ÉTABLISSEMENTS HOSPITALIERS SONT PRÊTS À REMONTER EN PUISSANCE EN CAS DE BESOIN »

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CELLULE SANITAIRE VAUDOISE DE CRISE

TÉMOIGNAGES DE DEUX INFIRMIERS AU CŒUR DE LA CRISE

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MALADIES OSSEUSES

« LE BUT DE LA PRISE EN CHARGE EST DE RÉDUIRE LE RISQUE DE FRACTURE »

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LA CLINIQUE CECIL OPTIMISE SES ACTIVITÉS DE CARDIOLOGIE INTERVENTIONNELLE

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RÉALITÉ VIRTUELLE

LA DOULEUR ET L’ANXIÉTÉ EN LIGNE DE MIRE

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NOUVELLE COMPÉTENCE

LA CHIRURGIE PÉDIATRIQUE À LA CLINIQUE BOIS-CERF

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LE SERVICE MÉNAGE DE LA CLINIQUE BOIS-CERF

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NEWS

LES ACTUALITÉS DES CLINIQUES BOIS-CERF ET CECIL

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FOCUS

CELLULE SANITAIRE VAUDOISE DE CRISE

 

« LES ÉTABLISSEMENTS HOSPITALIERS SONT PRÊTS À REMONTER EN PUISSANCE

EN CAS DE BESOIN »

 

(interview réalisée en juillet 2020)

 

LA CELLULE SANITAIRE VAUDOISE DE CRISE COVID-19 EST MOBILISÉE DEPUIS LE 25 FÉVRIER, SOUS LA RESPONSABILITÉ DU DOCTEUR CLAUDE DANZEISEN. IL RÉPOND À NOS QUESTIONS AVEC JEAN-MARC RUDAZ, EN CHARGE DES RELATIONS AVEC LES ÉTABLISSEMENTS HOSPITALIERS.

Quel est le rôle de la cellule de crise sanitaire Covid-19 ?

Au début de la crise, la cellule s’est organisée pour se mettre à disposition de l’Office du médecin cantonal et de la Direction générale de la santé. En ce qui concerne le système hospitalier et communautaire, nous avons rapidement mis en place divers concepts, par exemple dépistage ou renfort du système de santé (notamment les cabinets médicaux renforcés). En phase aiguë, la cellule a surveillé étroitement l’évolution de la situation sanitaire afin d’ajuster en permanence les différentes mesures. Depuis que la vague est redescendue, nous procédons à une veille active en Suisse et à l’étranger et restons en contact permanent avec les établissements hospitaliers du canton.

 

Pourquoi cette collaboration exceptionnelle avec les établissements hospitaliers privés ?

Quand le virus a commencé à se répandre, nous avons envisagé le pire scénario. Il fallait tout faire pour que chaque malade du canton ait, selon son besoin, un lit de soins intensifs et/ou une place à l’hôpital. Les cliniques privées étaient une ressource à ne pas négliger pour recruter un maximum de lits au profit du dispositif. Nous les avons intégrées dans notre plan, au même titre que les hôpitaux publics. Elles ont immédiatement adopté le même fonctionnement et ont montré beaucoup de professionnalisme.

 

Quelles étaient les capacités d’accueil des malades dans le canton de Vaud au plus fort de la crise ?

Dix-sept établissements publics et privés ont été mobilisés. Malgré l’organisation complexe du système hospitalier dans notre canton, cela a très bien fonctionné. Nous avons pu bénéficier d’un fort potentiel d’accueil : 80 lits de soins intensifs ont été exploités au pic de la crise (sur plus de 200 lits à disposition et avec la possibilité de monter jusqu’à 250). Les établissements hospitaliers vaudois n’ont jamais été saturés.

 

Quel est votre retour d’expérience sur la collaboration avec les cliniques privées ?

De notre point de vue, cette première expérience est très positive. Toute crise accélère les collaborations ; nous venons de gagner plusieurs années dans la mise en place de processus communs aux établissements hospitaliers du canton, qu’ils soient publics ou privés. Les cliniques Bois-Cerf et Cecil ont été assez exemplaires sur la répartition entre les cas aigus et les cas nécessitant des soins intensifs. Leur collaboration avec le CHUV a également été très efficace.

 

Dans quel état d’esprit abordez-vous l’éventualité d’une deuxième vague ?

Nous faisons en sorte d’éviter une augmentation exponentielle des cas et des hospitalisations. Nous souhaitons anticiper au maximum pour éviter toute montée incontrôlée. Nous sommes par ailleurs à même de réactiver les mesures que nous avons mises en place au printemps. L’avantage d’une crise d’une telle durée est que vous pouvez corriger ce qui ne fonctionne pas au fur et à mesure. Aujourd’hui, nous pouvons ainsi réactiver la bonne expérience. Et puis tous les établissements hospitaliers, publics comme privés, sont prêts à remonter en puissance en cas de besoin.

 

Gérer des crises sanitaires est votre métier ; en quoi cette crise est-elle unique ?

La crise liée à l’épidémie de Covid-19 est d’abord particulière par sa durée. Elle l’est aussi parce qu’elle fragilise les institutions, pas uniquement la population. Nous sommes toujours sur le qui-vive. Nous devons tous apprendre à vivre avec ce virus et continuer à prendre des précautions.